Les erreurs courantes de français (2/2)

Nous avons collecté ci-après un ensemble d’erreurs courantes faites dans l’utilisation de la langue française.

eh bien / hé bien / et bien / eh ouiComme dans « Eh oui » ou « Eh non », il ne s’agit pas de « Et puis », mais de l’expression d’une exclamation. «
en cas / en-casen cas de besoin /  un en-cas est un casse-croûte préparé 
en matière de / en termes deen matière de = en ce qui concerne, sur le plan de / en termes de = dans le vocabulaire de
en son for intérieurLe mot « for » ne prend pas de t.
en tant que / en temps queen tant que = en se référant à une fonction, un rôle / « en temps que  »n’existe pas
en train / entrainen train = ce qui est en cours d’exécution / entrain = vivacité, enthousiasme. Exemple : il est en train de chanter avec entrain
enjôler / enjoliver« enjôler » prend un accent circonflexe mais, il n’y en a pas sur le o d’« enjoliver ».
ensembleCe mot étant un adverbe, il ne prend pas la marque du pluriel. On écrit « ils sont ensemble ». 
espèce deLe nom espèce est un nom commun féminin 
etc.« etc. » est la forme abrégée d’« et cetera » (ou « et cætera ». On ne doit donc pas écrire « … etc. », « etc… » ou « etc., etc. » uniquement « etc. ».
être convenu que / avoir convenu queêtre convenu que = accord passé entre différentes personnes / avoir convenu que = indique la convenance, l’adéquation
faire bonne chèreL’expression « se régaler » s’écrit « faire bonne chère » (et non « faire bonne chair »)
fomenterCe verbe ne prend pas de r après l’o.
fond / fondsfond = partie la plus profonde, la plus retirée / fonds = capital exploitable, ensemble de ressources personnelles
fort : se faire fort deDevant un infinitif, « se faire fort de » signifie « se prétendre capable de » et demeure invariable.
fruste / frustreL’adjectif « frustre » n’existe pas. Il faut dire « un homme fruste ».
gensUn adjectif ou un participe passé associé à gens peut être masculin ou féminin, selon sa place. S’il précède gens, il est féminin. S’il suit, il est masculin. 
gent féminine / gente féminineLa gent est un nom commun féminin qui signifie « la population » ou « le peuple ». Il n’y a donc aucun besoin de lui ajouter un e final.
gril / grillgril = ustensile pour faire cuire les aliments (« être sur le gril ») / grill  = restaurant
hiberner / hiverner« Hiberner » a le sens d’hiberner pendant l’hiver, dormir d’un sommeil prolongé. « Hiverner » signifie « passer la mauvaise saison à l’abri ».
hormis / parmihormis composé de « hors » et de « mis »
inclus(e) / inclu(e)Le participe passé du verbe inclure est « inclus » et non « inclu » (contrairement à exclure : exclu) 
martyr / martyremartyre  = supplice / martyr = victime d’un martyre
mettre à jour / mettre au jourmettre à jour = apporter à un écrit des modifications du fait de l’évolution des sujets traités ; actualiser / mettre au jour = sortir de terre un objet qui y était enfoui ; découvrir
mourir / nourrirLe verbe « mourir » ne s’orthographie à l’infinitif qu’avec un seul « r », contrairement au verbe « nourrir » .
naviguant / navigant on écrit « en naviguant » avec un u, mais « personnel navigant » sans u
notre / nôtre / votre / vôtre le déterminant ne prend pas d’accent. Ce dernier est réservé au cas où le mot n’est pas suivi d’un nom ou d’un groupe nominal (« cet objet est nôtre »).
occurrence les deux premières consonnes redoublées ne doivent pas être omises.
opprobrene pas oublier le deuxième « r »
pallier / pallier àle verbe pallier est transitif direct : il admet donc un complément d’objet direct, sans préposition (« pallier une difficulté, pallier des problèmes » )
par contre / en revanchel’expression par contre est à éviter (juxtaposition de deux mots « par » et « contre » de sens incompatibles). Lui préférer : « en revanche » .
parfois / quelquefois / des fois« des fois » est plus familier que « parfois », mais ne constitue pas une faute de français.
parmi sans « s » à la fin
petit déjeuner / petit-déjeunerle nom « petit déjeuner » ne prend pas de trait d’union. Celui-ci est réservé au verbe « petit-déjeuner ».
peut être / peut-êtrepeut être = il peut être là / peut-être = il est peut-être là
prémices / prémisseprémices = premières manifestations, commencement (toujours au pluriel) / prémisse = fait ou proposition d’où découle une conséquence
primer« primer sur » est incorrect, le verbe primer étant transitif direct.
profiter à / bénéficier à quelqu’un quelqu’un bénéficie de quelque chose, mais quelque chose ne bénéficie pas à quelqu’un.
quelque / quel que quelque s’écrit devant un adjectif (un peu de), un adverbe (environ), un déterminant (« plusieurs ») / quel que = locution suivie d’un verbe d’état (être, devoir ou pouvoir être)
quoique / quoi que quoique bien que / quoi que = quelle que soit la chose que
rabattre / rebattrerabattre = refermer, replier / rebattre = répéter à satiété
re- lorsque l’on ajoute le préfixe « re- » à un mot commençant par un s suivi d’une voyelle, on double le s (« ressemer », « ressortir », « ressouder »). Il y a quelques exceptions : « resaler », « resalir », « resituer », « resonner ». On a le choix d’écrire le verbe « res(s)urgi
remercier pour – remercier dela préposition « pour » s’utilise lorsque le complément introduit est un nom.
repaire / repère repairerefuge, abris, tanière / repère = marque
réveille-matinon ne doit donc pas écrire « réveil-matin ».
rien moins que / rien de moins querien de moins que a le sens de tout à fait, alors que rien moins que signifie aucunement.
roder / rôder« rôder » signifie « errer de manière suspecte ». Dans tous les autres cas, on écrit « roder » sans accent.
satire / satyresatire = œuvre critique / satyre = être lubrique
savoir gré on ne doit pas dire ni écrire « je vous en serais gré », mais « je vous en saurais gré ».
saynète / scénettesaynète : courte comédie, petite scène jouée au théâtre; scénette n’existe pas
se rappeler / se souvenir« se rappeler » est un verbe transitif direct : on se rappelle quelque chose ou quelqu’un, alors qu’on se souvient de quelque chose ou de quelqu’un.
suggestion / sujétionsuggestion = conseil, idée proposée / sujétion = contrainte, dépendance
suite « de suite » signifie « d’affilée » . On ne doit donc jamais l’employer au sens de « tout de suite ».
sur / sûrsur,e = aigre / sûr,e = assuré, sans danger, de confiance
sur le plan / au plan on écrit « sur le plan juridique » et non « au plan juridique ». On écrit « au niveau international » plutôt que « au plan international ».
symptôme / syndromeà la différence du mot « symptôme », le mot « syndrome » ne prend pas d’accent circonflexe.
tache / tâcheune tache est une marque; une tâche un travail.
tel quela locution « tel que », composée de l’adjectif tel et du terme de liaison que, s’accorde avec le nom auquel elle se rapporte et qui généralement précède.
tout autre / toute autretout : invariable devant un adjectif commençant par une voyelle / tout avec le sens « n’importe quelle »= adjectif variable
voici / voilà voici indique ce que l’on va dire (annonce) / voilà indique ce que l’on vient de dire (résume)
voir / voirevoir = percevoir avec les yeux, regarder / voire = et même

En savoir plus sur L'ABC DU FRANÇAIS

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Un commentaire

Laisser un commentaire