les petites phrases du général de Gaulle

Petites phrases du général de Gaulle : florilège

Le général de Gaulle a prononcé de nombreux discours historiques ou a répondu à différents entretiens restés célèbres notamment par l’usage de petites phrases, de formules percutantes. “La véritable école du Commandement est la culture générale.” disait le général. Fin homme de lettres et connaisseur de la langue française, l’usage de bons mots ou de petites phrases permettait de faire passer des messages politiques, émouvoir les foules ou transmettre un sentiment ou une vision.

Nous avons réuni ci-dessous quelques unes de ces petites phrases.

Evénement- DateCitations
Appel du 22 juin 1940     Moi, Général de Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale. Vive la France, libre, dans l’honneur et dans l’indépendance !
Appel à continuer la lutte [24 juin 1940]    Il faut que quelque part brille et brûle la flamme de la résistance française.
Réponse au Maréchal Pétain après la déclaration d’Armistice du 25 juin 1940     Cet armistice est déshonorant. Oui, la France se relèvera. Elle se relèvera dans la liberté. Elle se relèvera dans la victoire.
Réaction après les représailles allemandes suite aux attentats de la Résistance [23 octobre 1941]    Le principal responsable du désastre militaire, de l’Armistice déshonorant, et du malheur de la France : le « Père la Défaite  » de Vichy. Si les Allemands ne voulaient pas recevoir la mort de nos mains, ils n’avaient qu’à rester chez eux et ne pas nous faire la guerre. Tôt ou tard, d’ailleurs, ils sont tous destinés à être abattus, soit par nous, soit pas nos alliés.
Message de Noël aux enfants de France [24 décembre 1941]    Parmi mesdames les nations, aucune n’a jamais été plus belle, meilleure ni plus brave que notre dame la France.
Discours pour le deuxième anniversaire de la France Libre [18 juin 1942]    Il nous faut la passion de la France.
Débarquement allié en Afrique du Nord [08 novembre 1942]    Ne vous souciez pas des noms ni des formules. Une seule chose compte. Le salut de la patrie.
Discours de l’Albert Hall [11 novembre 1942]    Un seul combat, pour une seule patrie.
Sabordage de la flotte française à Toulon [27 novembre 1942]    Un frisson de douleur, de pitié, de fureur l’a traversée toute entière. Effacer, par la victoire, toutes les atroces conséquences du désastre et de l’abandon.
Appel à l’union du peuple français au soir de Noël [24 décembre 1943]    L’étoile de la victoire qui brille maintenant à l’horizon.
Discours de Brazzaville [30 janvier 1944]    Déjà, au moment où commençait la présente guerre mondiale, apparaissait la nécessité de placer sur des bases nouvelles les conditions de la mise en valeur de nos territoires.
Discours de Brazzaville [30 janvier 1944]    L’enjeu de cette guerre, c’est en réalité la condition de l’Homme. Il n’y a pas une population, il n’y a pas un homme dans le monde qui, aujourd’hui, ne lève la tête et n’interroge son destin.
6 juin 1944: « La bataille suprême est engagée »     La bataille suprême est engagée. Derrière le nuage si lourd de notre sang et de nos larmes, voici que reparaît le soleil de notre grandeur ! Bien entendu, c’est la bataille de France, et c’est la bataille de la France.
La libération de Paris [25 août 1944]    Paris martyrisé ! Mais Paris libéré!
La victoire du 8 mai 1945     La guerre est gagnée ! Voici la victoire. Honneur ! Honneur pour toujours à nos armées et à leurs chefs. Honneur à notre peuple que des épreuves terribles n’ont pu réduire ni fléchir.
Discours de Bayeux [16 juin 1946]    Prenons le siècle comme il est ! C’est du chef de l’Etat que doit procéder le pouvoir exécutif.
Discours à Epinal [29 septembre 1946]    Ces convictions-là sont les nôtres, elles ne sont pas d’un parti, elles ne sont de gauche ni de droite.
A Strasbourg, commémoration de la Libération de l’Alsace [06 avril 1947]    « l’esprit des hommes libres« 
Création du Rassemblement du Peuple Français [07 avril 1947]    Nous zigzaguons sur une route bordée de précipices. Il est temps que se forme et que s’organise le rassemblement du peuple français.
Allocution sur le RPF [24 juillet 1947]    Il s’agit maintenant de savoir si nous allons demeurer dans un système de division ou bien, si par un grand effort, nous saurons nous élever au plan supérieur.
Plaidoyer pour l' »association » dans les entreprises [14 décembre 1948]    Le régime nouveau aura, comme avantage social, de lier entre eux (. . .) au lieu de les opposer dans l’entreprise, les intérêts des ouvriers, des patrons, des capitalistes.
Fête du 1er mai à Bagatelle     Certains capitalistes qui voudraient voir les affaires marcher toujours comme au temps de papa.
Appel au rassemblement sur la France [11 février 1950]    Le peuple, rassemblé pour son salut, marchera sans crainte vers le destin.
Plaidoyer pour une Europe forte et indépendante [07 janvier 1951]    Américains, je vous dis, ici : Défendez l’Europe. Elle a besoin de vous et vous avez besoin d’elle.
Réformes économiques et sociales et participation [20 mai 1952]    Nous voulons faire en sorte que cesse, entre ceux qui travaillent ensemble, dans les mêmes entreprises (. . .) la guerre de leurs intérêts. Guérir cette plaie affreuse du séparatisme.
Quelles institutions pour l’Europe ? [12 novembre 1953]    L’inspirateur était prêt, lui aussi, avec sa panacée qu’on appelle la fusion.
Discours à Saint-Cyr [02 août 1956]    J’ai pensé dans de grands et durs moments, à savoir qu’il ne fallait pas renoncer, qu’il fallait combattre, qu’il fallait, malgré tout, arracher, pour la France, un morceau de la victoire.
Conférence de presse du 19 mai 1958     La République, il fut un temps où elle était reniée, trahie par les partis eux-mêmes, et moi, j’ai redressé ses armes, ses lois, son nom ! Pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ?
Discours du 4 juin 1958 au Forum d’Alger     Je vous ai compris ! Moi, De Gaulle, j’ouvre la porte de la réconciliation.
Allocution radio-télévisée du 27 juin 1958, prononcée à l’Hôtel Matignon     Il faisait bien sombre hier, ce soir il y a de la lumière.
Allocution depuis l’Hôtel Matignon [01 août 1958]    Il n’y a pas de miracle, à moins qu’il ne soit mérité.
Discours à Dakar [26 août 1958]    Ils veulent l’indépendance, qu’ils la prennent le 28 septembre !
Discours place de la République [04 septembre 1958]    Nous retomberons, le jour même, dans les errements que vous savez.
Discours du plan de Constantine, le 3 octobre 1958     Les plus grands projets ne valent qu’en fonction des mesures pratiques qui sont prises pour les réaliserPourquoi tuer ? Il faut faire vivre !
Conférence de presse à Matignon [23 octobre 1958]    Que vienne la paix des braves.
Allocution du général de Gaulle, premier président de la Ve République [28 décembre 1958]    Dans le monde d’aujourd’hui, rien ne vaut que par comparaison. Quant au vieux franc français, si souvent mutilé à cause de nos vicissitudes. Fierté, courage, espérance !
Allocution du 30 janvier 1959     La belle et bonne chance. je sais bien que c’est l’infanterie qui gagne toujours les batailles.
Visite à Sud-Aviation, Toulouse [14 février 1959]    La rapide, la sûre, la douce Caravelle ! sa vocation qui est de servir l’Homme partout où il est sur notre Terre.
Discours à l’Université de Toulouse [14 février 1959]    L’homme aujourd’hui, aux prises avec l’univers, c’est à dire d’abord aux prises avec lui-même. Le perpétuel combat de l’archange et de Lucifer. a connaissance de ce qui est beau et le culte de ce qui est bon.
Voyage à Foix et à Perpignan [16 février 1959]    Je n’ai pas peur de la catastrophe. La France est une seule chose, une grande choses, une chose humaine, pleine de confiance en soi.
Voyage à Lacq et à Pau [17 février 1959]    j’ai cru entendre De Gaulle ! De Gaulle! Nous sommes un grand pays qui ne doit rien à personne. Nous n’avons aucune raison de baisser la tête devant qui que ce soit.
Conférence de presse du 25 mars 1959 [25 mars 1959]    Il n’y a qu’une seule querelle qui vaille, et cette querelle c’est celle de l’Homme. Nous vivons une époque où, sur la terre, une colossale entreprise agit partout contre l’Occident, Il est loisible de suer le fiel ou de cracher le vinaigre, tout autant que de distribuer le lait et de répandre le miel. Il vaut mieux se dire les uns aux autres: Parlez-moi d’amour !
Discours prononcé au Creusot [19 avril 1959]    Je ne suis pas venu ici pour faire un discours, je suis venu pour admirer les usines du Creusot.
Voyage à Saint Etienne [07 juin 1959]   … non pas par les mitraillettes mais par le suffrage, comme il convient en notre temps, pour des hommes qui veulent être des hommes.
Voyage à Roanne [07 juin 1959]    Un seul peuple, un seul grand peuple, le peuple français ! La France et l’Algérie feront leur avenir ensemble. L’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural.
Hommage au Président Eisenhower [02 septembre 1959]    Et comme cela est plus facile encore quand le chef de l’État la France et le gouvernement français ont affaire au président Eisenhower !
Allocution radio-télévisée prononcée au palais de l’Elysée le 16 septembre 1959     Là végètent des populations, doublant tous les trente-cinq ans, sur une terre en grande partie inculte. Je considère comme nécessaire le recours à l’audodétermination. Mais la route est tracée. La décision est prise. La partie est digne de la France.
Voyage à Douai [26 septembre 1959]    Quelles que puissent être les divergences qui séparent les Français, au fond, ils se rejoignent tous sur un domaine, qui est à eux tous et qui s’appelle l’unité française.
Conférence de presse du 10 novembre 1959     La multitude jaune qu’est la Chine, innombrable et misérable, indestructible et ambitieuse. Si vous croyez, comme il faut le croire, que la grande querelle sur la Terre, c’est la querelle de l’Homme,
Voyage dans l’Est : discours à l’Université de Strasbourg [22 novembre 1959]    Dès que l’on parle d’une tâche rhénane et d’une tâche européenne pour l’université de Strasbourg.
La semaine des barricades à Alger [25 janvier 1960]    L’émeute qui vient d’être déclenchée à Alger est un mauvais coup porté à la France.
Discours du 29 janvier 1960     L’autodétemination est la seule politique qui soit digne de la France. Je suis le responsable suprême. C’est moi qui porte le destin du pays.Tous les soldats français doivent donc m’obéir. Eh bien, mon cher et vieux pays, nous voici ensemble, une fois encore, devant une lourde épreuve. La France ne serait plus qu’un pauvre jouet disloqué sur l’océan des aventures. Cela, je ne le ferai pas non plus !
Voyage à Narbonne [26 février 1960]    Il faut avoir des alliés, mais pas des protecteurs.
Voyage à Sète [28 février 1960]    Le soir tombe, j’ai gagné ma journée
Discours au Parlement britannique [07 avril 1960]    Sûrs de vous-mêmes, sans presque en avoir l’air, vous pratiquez dans la liberté un régime solide et stable.
Conférence de presse donnée à Washington [23 avril 1960]    Dans les affaires humaines, il y a toujours un point capital, une grande question, vous le savez bien, auquel tout se rattache. Pour le moment ce point capital, ces grandes questions, ce sont les rapports Est-Ouest.
Discours à Washington [25 avril 1960]    La machine a pris le pouvoir sur la terre. La France, pour sa part, a choisi, elle a choisi d’être du côté des peuples libres, elle a choisi d’être avec vous.
Allocution du 31 mai 1960     Le but est grand, la tâche est rude.
Discours du 14 juin 1960     Il était une fois un vieux pays, tout bardé d’habitudes et de circonspection. Il est tout à fait naturel que l’on ressente la nostalgie de ce qui était l’Empire, comme on peut regretter la douceur des lampes à huile, la splendeur de la marine à voile, le charme du temps des équipages.
Conférence de presse du 5 septembre 1960     L’émancipation des peuples est conforme tout à la fois au génie de notre pays et au but de nos grands colonisateurs. L’oeuvre colonisatrice qui a été accomplie par l’Occident européen, et en particulier par la France fut belle, fut grande, et fut féconde. Le moment est venu de reconnaître à tous le droit de disposer d’eux-mêmes. La rupture précipiterait l’Algérie dans un abîme de massacres, de misère et de désordre. Tant qu’on donne la parole au couteau, on ne peut pas parler politique ! L’Europe, en dehors, au-dessus des Etats, c’est une chimère. Après vous, ce sera la pagaille !
Allocution du 4 novembre 1960     Si cela devrait être la rupture hostile, eh bien, nous ne nous acharnerions certainement pas à vouloir rester auprès de gens qui nous rejetteraient.
Voyage à Tlemcen [10 décembre 1960]    Vous autres Algériens, de quelque communauté que vous soyez, c’est à vous de faire l’Algérie !
Allocution du 20 décembre 1960     La France apparaît comme une nation moderne, sûre d’elle-même, et entreprenante.
Voeux pour l’année 1961 [31 décembre 1960]    Pour peu que l’empire soviétique cesse de manier les torches incendiaires, tout en lançant pour la montre des vols de colombes épouvantées. jamais ne fut plus nécessaire notre cohésion nationale.
Allocution du 6 janvier 1961     Depuis plus de vingt années les évènements ont voulu que je serve de guide au pays dans les crises graves que nous avons vécues. Le « oui » franc et massif, je vous le demande pour la France.
Conférence de presse du 11 avril 1961     La France n’a aucun intérêt à maintenir sous sa loi et sous sa dépendance, une Algérie qui choisit un autre destin.
Discours du 23 avril 1961     un quarteron de généraux en retraite l’immense effort de redressement de la France, entamé depuis le fond de l’abîme le 18 juin 1940 hélas, hélas, hélas ! Je m’affirme en la légitimité française et républicaine qui m’a été conférée par la nation. Françaises, français, aidez-moi !
Allocution du 8 mai 1961     A ceux qui veulent survivre et grandir, notre siècle commande le rendement, la cohésion, le renouveau. Peuple français, en avant !
Conférence de presse du 5 septembre 1961     Au milieu des peuples, de tous les peuples qui portent chacun son fardeau comme nous portons le nôtre, je pense que la nation française est vraiment digne de la France !
Allocution du 2 octobre 1961     …le tracassin, le tumulte, l’incohérence. Pour ce qui est de l’Algérie, à travers les vents et les marées, depuis trois ans nous ne cessons pas d’approcher du but que j’ai fixé au nom de la France.
Voyage à Marseille [10 novembre 1961]    Il n’y a qu’une querelle qui vaille : c’est la querelle de la France. Notre pays est sorti des grandes épreuves où il aurait pu périr, il n’est pas mort, il vit, comme tout ce qui vit, comme tout ce qui monte, il a des difficultés à vaincre, c’est le sort des vivants.
Anniversaire de la Libération de Strasbourg [23 novembre 1961]    Il est en France des lieux où la conscience nationale parle plus haut qu’ailleurs. D’après une sorte de décret de la nature et de l’Histoire, Strasbourg est un de ces lieux-là.
Voeux pour l’année 1962 [29 décembre 1961]    Voici l’année nouvelle ! La France en a vécu beaucoup. Cependant, elle accueille celle-ci sans manquer d’espérance. C’est qu’en effet, elle sait où elle est, ce qu’elle vaut et ce qu’elle veut.
Déclaration du 18 mars 1962 (cessez-le-feu en Algérie)     Je le dis, non point, qu’on veuille m’en croire, par vantardise natinale ou démagogie politique !
Conférence de presse du 15 mai 1962 (questions européennes)     Un fait immense qui tient en suspens le destin de chaque peuple et de chaque individu. Il s’agit, bien sûr, du fait atomique. La France inspire sa politique, autant que possible, de sens pratique et, tranchons le mot, de modestie. L’Angleterre, en tant que grand Etat et que nation fidèle à elle même, ne consentirait jamais à se dissoudre dans quelque utopique construction. Je n’ai, dans aucune de mes déclarations parlé de « l’Europe des patries. « Dante, Goethe, Chateaubriand, appartiennent à toute l’Europe, dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment Italien, Allemand et Français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides, et qu’ils avaient pensé et écrit en quelque esperanto ou Volapük intégré. On trouve agréable de rêver à la lampe merveilleuse, vous savez, celle qu’il suffisait à Aladin de frotter pour voler au-dessus du réel. Le problème allemand est certainement le plus brûlant du monde. Ce qui est a redouter, ce n’est pas le vide politique, c’est plutôt le trop plein.
Allocution du 08 juin 1962    Elle offrait à la communauté française un seul choix pour son avenir : la valise ou le cercueil.
Voyage en Allemagne [08 septembre 1962]    Depuis des millénaires, il existe, entre votre pays et le mien, entre les hommes de chez vous et les hommes de chez nous, une parenté que nous n’avons pas oubliée.
L’élection du président de la République au suffrage universel [20 septembre 1962]    Pour un peuple, continuer de vivre, ça veut dire, continuer d’avancer.
Allocution du 18 octobre 1962 (élection du président de la République au suffrage universel)     Ma disparition risquerait de replonger la France dans la confusion de naguère et, bientôt, dans la catastrophe si la réponse est non.
Allocution du 26 octobre 1962     Voulez-vous, dorénavant, élire vous-même votre Président au suffrage universel ?
Voeux pour l’année 1963 [31 décembre 1962]    Tout comme un navire sur la mer n’est le maître des vents ni des flots, un peuple ne peut à lui seul commander au calme ni au remous du monde.
Conférence de presse du 14 janvier 1963 (sur l’entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE)    Il y a des pays, en particulier le nôtre, qui sont tout le temps, on peut le dire, en danger de mort subite. Il ne faut pas s’attendre, bien sûr, à ce que les professionnels de la nostalgie, du dénigrement, de l’aigreur renoncent, tout au moins pour le moment, à suer le fiel, à cracher la bile et à lâcher le vinaigre. Pour la première fois depuis maintes générations, les Germains et les Gaulois constatent qu’ils sont solidaires.
Allocution du 19 avril 1963     Et de crier « Des sous, des sous ! » La République, pour être le progrès, ne peut être la facilité. L’univers abonde en sirènes qui nous chantent les douceurs du renoncement. Il n’y a aucune chance pour que, cédant à la facilité, nous laissions s’abaisser la France.
Voyage dans le Vaucluse [25 septembre 1963]    L’essentiel pour lui, ce n’est pas ce que pensent le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hyppolite.
Voyage à Téhéran (2ème jour) [17 octobre 1963]    Voilà deux pays, la France et l’Iran, que rien ne divise, qui n’ont, l’un par rapport à l’autre, aucun grief, qui ne se sont jamais fait la guerre, et qui se trouvent aussi rapprochés que possible par l’esprit et par le coeur.
Voyage à Téhéran (dernier jour) [17 octobre 1963]    Je crois de tout de mon coeur que les temps militaires modernes commandent des relations étroites, confiantes, amicales, entre l’armée iranienne et l’armée française.
Voeux pour l’année 1964 [31 décembre 1963]    En somme, être la France, cela vaut la peine !
Conférence de presse du 31 janvier 1964     Pour vous, Monsieur X, ce sera le Général de Gaulle.
Voyage au Mexique [16 mars 1964]    Francia saluda Mexico com amistad ![La France salue le Mexique avec amitié ! Marchemos la mano en la mano ![Marchons la main dans la main!
Conférence de presse du 23 juillet 1964     Parmi les Gaulois, les Germains et les Latins, beaucoup s’écrient : Faisons l’Europe !
Commémoration du cinquantième anniversaire de la mobilisation de 1914. [02 août 1964]    L’unité ! Telle est, Français ! la raison qui, depuis cette date nous rassembla souvent et nous rassemble en ce moment même autour des Monuments aux Morts de nos villes et de nos villages.
Commémoration des vingt ans de la Libération de Paris [26 août 1964]    C’est aussi notre devoir de regarder bien en face, pour en tirer la leçon, l’origine des malheurs qui avaient jeté la capitale aux souffrances et aux outrages.
Voyage à Reims, commémoration de la bataille de la Marne [06 septembre 1964]    Mais dès lors que la victoire eut fait passer dans l’âme du peuple et des soldats son frisson incomparable, le salut de la France, dans cette guerre, était assuré, quelles que puissent être les crises par où il lui faudrait encore passer avant le terme.
Voyage en Equateur [24 septembre 1964]    [Asímismo, el Ecuador y Francia tienen hoy, más que nunca, todo lo que se requiere para un mutuo entendimiento, para avenirse y para cooperar. Ainsi, l’Equateur et la France ont, aujourd’hui plus que jamais, tout ce qu’il faut pour se comprendre, s’entendre et coopérer.
Voyage au Chili [01 octobre 1964]    Cet effort délibérément organisé en commun entre nos deux Républiques, l’une d’Europe, l’autre d’Amérique latine, serait un exemple entraînant et un changement important dans l’actuelle conjoncture internationale.
Voyage en Argentine [03 octobre 1964]    Nous avons toujours été d’accord pour tout l’essentiel de notre vie au milieu des Peuples.
Discours à la Faculté de Droit de Buenos Aires [05 octobre 1964]    Celui qui a l’honneur de vous parler au nom des Français tient à vous dire que vous leur ressemblez fort.
Voyage en Amérique du Sud [18 octobre 1964]    (Francia trata de ayudar a los demás a avanzar por el camino de la civilización). La France essaie d’aider les autres à avancer sur le chemin de la civilisation.
Discours prononcé à Strasbourg pour le vingtième anniversaire de la libération de la ville [22 novembre 1964]    Oui, la coopération des deux grands peuples réconciliés, notre pays la désire parce que c’est la seule base sur laquelle puisse être établie l’unité de l’Europe occidentale.
Voeux pour l’année 1965 [31 décembre 1964]    Certes, la vie est la vie, autrement dit un combat, pour une nation comme pour un homme.
Conférence de presse du 4 février 1965     Je ne vais pas mal, mais rassurez vous, un jour je ne manquerai pas de mourir. Nous ne nous soumettrons jamais à la tyrannie écrasante du communisme totalitaire. Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Il ya longtemps que, sans le dire, nous avons commencé de faire de la politique des revenus. « La guerre enfante tout » disaient les Grecs.
Allocution du 27 avril 1965     En somme, si grand que soit le verre que l’on nous tend du dehors, nous préférons boire dans le nôtre tout en trinquant aux alentours.
Voyage en Vendée [19 mai 1965]    Le pays a besoin de s’établir dans son équilibre, dans tout son ensemble.
Voyage en Sarthe [23 mai 1965]    Cette situation de la France, cette position de la France, cette politique de la France lui vaut d’un bout du monde à l’autre, une considération croissante.
Visite du roi d’Afghanistan SM Mohammed Zaher Shah [01 juin 1965]    La France se félicite vivement de recevoir en votre personne l’éminent souverain d’un peuple fier, courageux et amical.
Voyage en Seine-et-Marne [17 juin 1965]    C’est toujours l’homme qui finit par l’emporter, et que l’homme c’est la liberté, la dignité, la fraternité.
Conférence de presse du 9 septembre 1965     D’ailleurs, qui a jamais cru que le Général de Gaulle, étant appelé à la barre, devrait se contenter d’inaugurer les chrysanthèmes ?
Visite à l’exposition du travail [02 octobre 1965]    Quant aux hommes, les meilleurs ouvriers de France, comment ne pas saluer sous leur titre, noble entre tous, puisque chacun d’entre eux a consacré de capacité de qualité de dignité au chef d’oeuvre qui est le sien.
De Gaulle fait acte de candidature en 1965 [04 novembre 1965]    Le scrutin historique du 5 décembre 1965 marquera le le succès ou le renoncement de la France vis-à-vis d’elle-même. Françaises, Français ! J’espère, je crois, je sais, qu’elle va triompher grâce à vous!
Entretien avec Michel Droit, première Partie [13 décembre 1965]    L’idée que je me fais de la France, ce n’est pas un sujet nouveau, il est tout à fait vrai – je dirais que c’est ma raison d’être. Je n’ai jamais dit, et à plus forte raison pensé « l’intendance suit ».
Entretien avec Michel Droit, deuxième Partie [14 décembre 1965]    La concurrence est nécessaire : c’est l’aiguillon qui est indispensable au progrès et notamment au progrès économique. Du moment que je suis français je suis européen. On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !
Entretien avec Michel Droit, troisième Partie [15 décembre 1965]    Ce n’est pas la gauche, la France ! Ce n’est pas la droite, la France ! La ménagère veut le progrès, mais elle ne veut pas la pagaille ! Où sont les libertés publiques que j’ai détruites ? C’est moi qui les ai rendues. Quoiqu’il arrive, j’aurai rempli mon destin.
Allocution du 17 décembre 1965     Me voici tel que je suis, je ne dis pas que je sois parfait, et que je n’aie pas mon âge. Je suis prêt à assumer de nouveau la charge la plus élevée, c’est-à-dire le plus grand devoir.
Voeux pour l’année 1966 [31 décembre 1965]    Pour la France, la nouvelle année peut et doit être l’année de la sérénité, de la confiance et de l’ardeur.
Conférence de presse du 21 février 1966     C’est l’effet de mon inexpérience !
Voyage à Lille [23 avril 1966]    Assurément, ce qui se fait dans le Nord et le Pas-de-Calais ne peut aller en de dehors de ce qui s’accomplit à l’échelle nationale.
Cérémonie à l’ossuaire de Douaumont [29 mai 1966]    C’est ainsi que la leçon de Verdun est liée directement à notre effort d’aujourd’hui.
Voyage en URSS [20 juin 1966]    Culture, science, progrès, voilà ce qui, à notre époque, au lieu des rêves de conquête et des dominations d’antan, appelle et justifie les ambitions nationales.
Voyage à Djibouti [26 août 1966]    Il est possible qu’un jour vienne où, par la voie démocratique, le Territoire exprime un avis différent de celui qu’il exprima jusqu’à présent. Du reste, la Constitution le prévoit.
Discours adressé à Norodom Sihanouk [30 août 1966]    Parmi ces intérêts, celui qui, évidemment, domine tous les autres, c’est la paix dans en Asie et, par conséquent, dans le monde !
Discours de Phnom-Penh [01 septembre 1966]    Il n’y a aucune chance pour que les peuples de l’Asie se soumettent à la loi d’un étranger venu de l’autre rive du Pacifique.
Voyage en Nouvelle-Calédonie [04 septembre 1966]    Vous avez un rôle français à jouer dans cette partie du monde, vous êtes un morceau de la France, vous êtes la France australe.
Voyage à Tahiti [07 septembre 1966]    le caractère de la dissuasion qui peut, qui doit, à tous, dans un monde dangereux, nous assurer la paix.
Voyage à Tahiti [09 septembre 1966]    Votre avenir, il peut être magnifique.
Discours au siège de l’UNESCO [04 novembre 1966]    Cette perpétuelle ressemblance de l’art à l’art, en vertu de laquelle celui-ci, comme l’a montré André Malraux, ne change jamais qu’en lui-même.
Allocution prononcée lors de l’inauguration de l’usine marémotrice de la Rance [26 novembre 1966]    Comme la Rance coule vers la mer parce que sa source l’y envoie, ainsi la France est fidèle à elle-même lorsqu’elle marche vers le progrès.
Arrivée de M. Kossyguine à Paris [01 décembre 1966]    Car le peuple français n’a rien oublié de la part qui fut prise, la part magnifique qui fut prise, par le peuple et par l’armée, russes dans la victoire commune qui assura son propre destin.
Voeux pour l’année 1967 [31 décembre 1966]    Rien n’empêchera jamais que la vie soit un combat et que les hommes soient les hommes.
Allocution du général de Gaulle [04 mars 1967]    Une fois de plus je vous ai parlé pour la France !
Conférence de presse du 16 mai 1967     En principe, tout le monde est pour le progrès ; en pratique, cela ne va pas chez beaucoup de l’aigreur ou de l’inquiétude.
Visite du président turc Cevdet Sunay à Paris [27 juin 1967]    Nos deux pays ont toutes raisons de conjuguer leurs actions pour servir, malgré tout, l’équilibre, le progrès et la paix de tous les hommes.
Allocution prononcée à Saint-Pierre-et-Miquelon [20 juillet 1967]    La France vous aime, elle doit s’occuper de vous.
Voyage à Québec [23 juillet 1967]    Nous sommes liés par notre avenir – mais on est chez soi ici Vive le Québec ! Vive le Canada français ! Vive la nouvelle France, vive la France !
Voyage du général de Gaulle au Québec [23 juillet 1967]    Vive le Québec, Vive le Québec libre ! Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération
Voyage à Montréal [24 juillet 1967]    Vive le Québec, Vive le Québec libre ! Vive le Canada français et vive la France !
Allocution du 10 août 1967     Guerre à la guerre ! L’indépendance, aujourd’hui, ne peut aller sans progrès.
Conférence de presse du 27 novembre 1967     Un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur. « Après de Gaulle », ce peut être ce soir; ou dans six mois, ou dans un an.
Voeux pour l’année 1968 [31 décembre 1967]    Les vers de Verlaine : « Mon dieu, mon dieu, la vie est là, simple et tranquille » L’année 1968 je la salue avec sérénité.
Voyage en Roumanie, visite à Craiova [16 mai 1968]    Une Europe, sans rideau de fer, une Europe où tous les États, toutes les Nations, soient maîtresses de leur destin.
Voyage en Roumanie, discours à l’université de Bucarest [18 mai 1968]    Hier, votre pays, menacé constamment dans sa substance, et le mien, aux prises en permanence avec les plus dures rivalités, ont fait de leurs origines latines le ciment de leur union.
Allocution radiodiffusée du 30 mai 1968     Dans les circonstances présentes, je ne me retirai pas. Je dissous aujourd’hui l’Assemblée Nationale.
Entretien avec Michel Droit [07 juin 1968]    Oui, le 29 mai, j’ai eu la tentation de me retirer. Je ne suis pas gêné dans ce sens là d’être un révolutionnaire.
Allocution du 29 septembre 1968     Il s’agit que l’Homme, bien qu’il soit pris dans les engrenages d’une société mécanique, voie sa condition assurée. Nous sommes, comme l’ont été nos aïeux, comme le seront nos descendants, les filles et les fils de la France.
Allocution prononcée à la butte Chalmont [18 juillet 1968]    Autour de cette butte Chalmont, sur ces champs et dans ces bois, la France, après tant de pertes pleurées et de périls mortels courus, a de nouveau rencontré la Fortune des armes.
Voyage en Turquie [27 octobre 1968]    Si nous-mêmes, développions beaucoup plus et beaucoup mieux chez nous, l’enseignement du turc, nous marquerions les relations modernes de la Turquie et de la France d’un caractère vraiment exemplaire.
Voyage en Turquie, et entretien avec Michel Debré [29 octobre 1968]    Je suis venu aussi pour resserrer avec vos dirigeants les rapports de nos deux pays, et notamment, pour développer leur coopération, au point de vue scientifique, technique, économique, culturel, dont dépend le progrès moderne.
Voeux pour l’année 1969 [31 décembre 1968]    Après son passage à vide, la nation française s’est ressaisie. Portons donc en terre les diables qui nous ont tourmentés pendant l’année qui se termine. Il faut que nous surmontions le malaise moral qui, chez nous plus que partout, à cause de notre individualisme, est inhérent à la civilisation mécanique et matérialiste moderne.
Voyage à Quimper [02 février 1969]    Au long du voyage, quelques-uns – je l’ai entendu – nous disaient  » Libérez la Bretagne ! « . Mais ils oublient que cela a été fait il y a quelques 25 ans !
Allocution de bienvenue adressée à Jean-Bedel Bokassa [11 février 1969]    C’est un signe des rapports de cordialité et de coopération qui nous attachent à l’Afrique, et puis nous recevons, en votre personne, la jeune République centrafricaine, très chère à la République française.
Entretien avec Michel Droit [10 avril 1969]    De la réponse que fera le pays à ce que je lui demande va dépendre évidemment, soit la continuation de mon mandat, soit aussitôt mon départ.
Discours du 25 avril 1969 [25 avril 1969]    Si je suis désavoué par une majorité d’entre vous, (…) ma tâche actuelle deviendrait évidemment impossible et je cesserais aussitôt d’exercer mes fonctions.
Voyage en Irlande [17 juin 1969]    Il y a l’exemple que vous avez toujours donné, qu’a toujours donné votre peuple si courageux, si noble, si généreux et dont les héros sont dans toutes nos mémoires.

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