« Pierre qui roule n’amasse pas mousse » : origine et signification

L’expression « pierre qui roule n’amasse pas mousse » est une expression imagée populaire insistant sur le fait que la stabilité, la constance et la persévérance sont nécessaires à tout enrichissement.

Signification :

  • Une vie aventureuse ne permet pas d’amasser des biens ou des richesses.
  • Ce n’est pas en changeant souvent de métier ou de pays que l’on va s’enrichir.
  • L’inconstance et l’instabilité ne permettent pas d’accumuler des richesses.

Origine et signification :

Cette expression fait référence à un phénomène naturel et non à un quelconque Pierre. Les pierres qui restent longtemps au même endroit dans l’eau ont plus de chances d’être recouvertes de mousse que celles déplacées en permanence par l’eau.

Il s’agit d’une image indiquant que seules la stabilité, la persévérance dans le même travail ou activité permettent de construire, progresser et s’enrichir.

L’expression :

Dès la Grèce antique, il existe une image pour évoquer une personne qui fait beaucoup de choses, mais n’amasse pas de biens. Les versions en latin de cette expression, que ce soient « Saxum volutum non obducitur musco » ou « Musco lapis volutus haud obducitur« , signifient que « la pierre qui roule ne se recouvre pas de mousse ».

À la fin du XVe siècle, l’expression française « ne jamais cueillir mousse » signifie « ne jamais devenir riche », le terme « mousse » étant associé à la « richesse ». Dès 1611, l’expression  » pierre qui se remue n’accueille point de mousse » apparaît signifiant qu' »on ne s’enrichit pas en changeant souvent d’état, de pays ». En 1688, l’expression sous sa forme actuelle  » pierre qui roule n’amasse point de mousse » puis « pierre qui roule n’amasse pas de mousse » en 1823 et « pierre qui roule n’amasse pas mousse » en 1893 sont attestées.

Citation :

« Il était tout petit enfant encore quand sa grand-mère lui disait, tout en filant sa quenouille, car il était difficile de le faire tenir en place, et l’on était sûr de le trouver précisément dans l’endroit où il n’aurait pas dû être : « Petit-Pierre, mon garçon, souviens-t’en, pierre qui roule n’amasse pas mousse ! »

Félix-Henri, Pierre qui roule, dans La Semaine des familles : revue universelle hebdomadaire, vol. 1, p. 300, samedi 5 février 1859

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